LES ÉTUDES DU CJG – Accompagner la robotisation de l’économie

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Résumé : Les robots vont-ils éjecter les humains du marché de l’emploi en Belgique ? Un examen approfondi des principales études publiées sur ce sujet ces dernières années un peu partout dans le monde permet d’apporter quelques éléments de réponse à cette interrogation très en vogue : un très grand nombre d’emplois seront effectivement touchés d’ici à 2030. Certains seront reconfigurés et certains supprimés mais un nombre d’emplois, probablement égal voire supérieur, sera créé.

Cette révolution numérique s’accompagnera probablement d’importants gains de productivité, mais ce qui est préoccupant, c’est le retard qu’accuse la Belgique dans le secteur numérique et la pénurie de programmeurs sur notre marché de l’emploi. Par ailleurs, il est impératif de préparer, dès aujourd’hui, cette transition de notre économie pour en atténuer le choc. Nous faisons face à un immense défi : la formation des jeunes générations aux compétences de demain : les compétences numériques bien sûr mais aussi, et surtout, les « soft skills », c’est-à-dire les compétences clés qui ne peuvent être automatisées : créativité, intelligence émotionnelle, flexibilité cognitive, pensée critique, résolution des problèmes, collaboration, leadership, agilité, esprit d’entreprendre, communication orale et écrite, recherche et analyse d’informations, curiosité, imagination, etc.

Il faut accompagner cette transition en formant correctement les enseignants aux compétences numériques, en veillant à la mise en oeuvre de l’enseignement numérique figurant dans le Pacte d’excellence, en promouvant les écoles de codage extra-scolaires, en développant les infrastructures numériques, en numérisant l’administration, en mettant en oeuvre le plan numérique Digital Wallonia et le plan fédéral Digital Belgium, en investissant dans la recherche digitale, en soutenant les start-up et en faisant émerger une industrie 4.0 dans tous les secteurs de l’économie (et pas uniquement le secteur du numérique). Par ailleurs, à plus long terme, il faut réfléchir à la mise en oeuvre d’un dispositif ambitieux consacrant le droit universel à l’apprentissage afin d’assurer à chacun des droits égaux à une formation tout au long de sa vie.

Une étude réalisée par CORENTIN DE SALLE, OLIVIER COLIN, NICOLAS PETIT, AMAURY DE SAINT MARTIN et JEAN-FRANÇOIS BAIRIOT