Quel avenir pour les finances et la recherche universitaires?

Depuis une trentaine d’années, l’Université est en crise.  Cette crise se décline sous différentes formes : crise du nombre d’étudiants en expansion constante, crise des programmes de cours, crise de l’indépendance et de la neutralité de l’institution par rapport à la société, crise de la pensée rationaliste et scientifique mais également – et surtout – crise du financement.  L’augmentation du coût de l’enseignement par étudiant à suscité périodiquement l’inquiétude des pouvoirs publics et induit un contrôle plus strict des budgets universitaires.

Le présent Cahier trouve son origine dans le débat, initié par le professeur Bruno Demoulin et organisé sous les auspices du Centre Jean Gol à l’université de Liège le 28 septembre 2006.

Un regard lucide sur les universités francophones et leur avenir implique des choix, parfois douloureux, mais nécessaires tels que sortir du carcan de l’enveloppe fermée, de l’accès universel garanti et des droits d’inscription bloqués : évaluer à son juste coût, pour les finances des institutions, la recherche subventionnée et contractuelle ; doper les moyens de la recherche fondamentale, mais l’organiser de manière concentrée et structurée ; définir des priorités pour la recherche de base sans pénaliser les recherches à finalité économique et accepter que la sélection des projets de recherche de base s’effectue à un niveau supranational.  Cette énumération traduit aussi une évidence qui répugne par trop souvent aux gestionnaires des universités et au monde académique : le politique seul ne détient pars les clefs de la solution.

 

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  • Table des matières
  • Avant-Propos d’Hervé Hasquin
  • Postface de Christina Bayi : Les incitants fiscaux