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Fusillades, criminalité organisée, menaces hybrides : face à une pression sécuritaire croissante, la question du recours à la Défense dans l’espace public revient au cœur du débat. Mais jusqu’où peut-on mobiliser l’armée pour protéger les citoyens sans brouiller la frontière entre sécurité intérieure et défense extérieure ?

Cette étude revient sur l’expérience de l’opération Vigilant Guardian, analyse la situation sécuritaire à Bruxelles et examine le « Plan Grandes Villes » de Bernard Quintin, qui envisage des patrouilles mixtes entre policiers et militaires dans certaines zones sensibles. Un dispositif qui reste strictement conditionné : les militaires ne disposeraient d’aucun pouvoir de police autonome et sa mise en œuvre dépend de l’adoption du nouveau Codex Défense.

À travers une analyse des avantages et des risques d’un tel recours, mais aussi une comparaison avec les modèles français, britannique, espagnol et italien, l’étude interroge la place que pourrait occuper la Défense dans la sécurité intérieure belge. Elle explore également plusieurs alternatives : renforcement des moyens policiers, développement du renseignement et solutions hybrides strictement encadrées.

L’étude défend finalement une ligne d’équilibre : un recours à la Défense ponctuel, ciblé, proportionné et temporaire, pour appuyer la police sans s’y substituer ni faire de la présence militaire dans les rues une nouvelle normalité.