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Et si, plutôt que de remplacer des véhicules utilitaires encore en état de fonctionner, on leur donnait une seconde vie électrique ? C’est le principe du rétrofit : remplacer la motorisation thermique d’un véhicule existant par une motorisation électrique, tout en conservant l’essentiel du véhicule. Une solution que l’étude présente comme un moyen d’accélérer la transition énergétique tout en économisant des ressources et en limitant le coût du renouvellement des flottes.

L’étude montre que cette solution est particulièrement adaptée aux véhicules utilitaires légers, dont la durée de vie, l’architecture et les équipements spécifiques rendent le remplacement par du neuf parfois particulièrement coûteux. Le rétrofit pourrait ainsi offrir une alternative aux indépendants, PME et gestionnaires de flottes, tout en ouvrant la voie au développement d’une nouvelle activité industrielle en Belgique.

Mais si un cadre juridique existe depuis 2023, le rétrofit industriel ne s’est pas encore développé en Belgique. L’étude pointe notamment l’obligation d’homologuer individuellement chaque véhicule comme un frein majeur au passage à l’échelle.

Son ambition : faire de la Belgique un acteur de premier plan du rétrofit en adaptant le cadre réglementaire pour permettre son industrialisation, sans diminuer les exigences de sécurité. Homologation en série, reconnaissance des homologations sur l’ensemble du territoire, évolution des primes et assouplissement de certaines contraintes techniques figurent parmi les pistes avancées.