Skip to main content

La question de la « restitution » des biens au Congo a beaucoup fait parler d’elle et menace de faire jurisprudence dans le futur. Les musées et les collections d’œuvres d’art, publics et privés, témoignages du passé et ouverture indispensable sur le monde, sont aujourd’hui en danger. Les premiers risquent d’être vidés, à tout le moins de leur substance, les secondes sont menacées d’illégalité.

La question du partage du patrimoine artistique est aussi ancienne que l’histoire des hommes et des pouvoirs. En ce début de millénaire, le phénomène prend un tour dangereux et se conjugue avec la résurgence des nationalismes et avec les courants révisionnistes de natures diverses qui traversent nos sociétés. Il faut déconstruire, avouer encore et encore les fautes de nos pères, décoloniser nos sociétés et jusqu’à nos musées, plus de soixante ans après les indépendances. Des « spécialistes » sont ainsi engagés pour passer aux feux de cette nouvelle inquisition nos institutions publiques et nos livres.

Comment en est-on arrivé là ? Quel processus conduit du principe d’inaliénabilité des collections muséales publiques à sa remise en cause systématique par des lois d’exception ou des lois-cadres aux contours flous ?

Cette étude a été portée par Yves-Bernard Debie, avocat, et supervisée par Corentin de Salle, Directeur scientifique du Centre Jean Gol. Merci à Jolan Vereecke, conseiller au Centre Jean Gol.