Dans sa résolution « Honeyball », adoptée le 24 février 2014, le Parlement Européen a considéré que « la prostitution, la prostitution forcée et l’exploitation sexuelle sont contraires aux principes régissant les droits de l’homme, parmi lesquels l’égalité entre hommes et femmes, et sont par conséquent contraires aux principes de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, notamment l’objectif et le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes ».

La prostitution n’est donc pas seulement une atteinte à la dignité humaine mais aussi, en soi, une violence contre les femmes et un obstacle à l’égalité femmes-hommes.
Acte sexuel imposé par l’argent, et dans la grande majorité des cas par l’abus de situations de vulnérabilité et par l’exploitation de toutes les précarités, le système prostitutionnel entretient l’exploitation sexuelle et le système de domination inhérent à ce type de rapports.
Europol considère que la traite des êtres humains est, aujourd’hui, l’une des activités les plus importantes menées par le crime organisé, arrivant en troisième position derrière le trafic de stupéfiants et les fraudes.

Tant au niveau européen que mondial, 67% des victimes de la traite des êtres humains identifiées sont des victimes d’exploitation sexuelle. Et la grande majorité sont des femmes, alors que la plus grande majorité des clients sont des hommes, y compris chez les hommes. Pourtant, comme l’explique ce rapport, la traite à des fin d’exploitation sexuelle ne fait pas l’objet d’une attention proportionnée à son ampleur. Au lieu de cela, les médias sont de plus en plus gagnés par les discours d’un puissant courant pro-prostitutionnel qui s’attache à masquer la réalité de l’exploitation sexuelle sous une illusion de normalité, voire de modernité : la prostitution serait un « travail du sexe » émancipateur pour la femme et une forme de sexualité consensuelle alternative !

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